La Ville d'Etain

Situation Géographique

ETAIN est une petite ville du nord Meusien, faisant partie de l'arrondissement de VERDUN, et chef lieu de canton. Elle compte 3 746 habitants (recensement 2004, population "millésimée 2007", chiffre officiel au 31.12.2009).

Située à 205 mètres d'altitude, la commune s'étend sur une superficie de 1 964 hectares, proche du bassin minier de Lorraine.

Aller à Etain

Pour vous rendre à Etain, vous pouvez emprunter la route, l'autoroute, et le chemin de fer :

  • Par la route et l'autoroute :
    - A 4 : Paris, direction Strasbourg, sortie "Ville en Woëvre", direction Etain (10 km)
    - RD 603 : Paris, Verdun, Etain (ex RN3)
    - RD 631 et RD 603 : Metz Etain (ex RN3)
    - RD 618 : Luxembourg, Longwy, Etain
    - RD 65 : Damvillers, Etain
    - RD 906 : Briey, Etain
  • Par la SNCF :
    - au départ de Paris, via Meuse TGV
    - au départ de Metz : direct, ou via Conflans
    - au départ de Nancy : via Conflans ou Metz
Plan

Une position centrale au regard de l'Europe

Sa situation géographique centrale en Europe est favorable à son développement. En effet, nous sommes à moins de 350 kilomètres de nombreuses villes d'Europe :

Verdun 20km Bruxelles 255km
Metz 50 km Bonn 310 km
Nancy 100 km Strasbourg 255 km
Paris 290 km Luxembourg 75 km


Population

"Peu de familles stainoises peuvent se targuer d'avoir plus de dix générations d'ascendants ayant séjourné à Etain, sans discontinuer. Pour la majorité d'entre nous, nous sommes, tous, immigrants, venus de départements plus ou moins voisins et de pays plus ou moins lointains.

Après un fort accroissement de la population à la fin du Moyen Âge, au XVIIè siècle, la Guerre de Trente Ans a ruiné, totalement, le pays stainois.
[...]
Après la Guerre de 1870, ce fut l'afflux relatif des Alsaciens-Lorrains, qui n'éprouvaient pas de sympathie particulière avec le régime prussien.
En 1914, ce fut l'exode total des habitants des pays envahis. Beaucoup d'entr'eux ne revinrent pas dans leur ville ou village d'origine.
Par contre, de nombreux immigrés vinrent aider à la reconstruction des agglomérations détruites. Parmi eux, beaucoup se "sédentarisèrent" et firent souche, créant ainsi un apport de population, qui sera parfaitement assimilé.
En somme nous pourrions dire que la population d'Etain est assez "cosmopolite" et ne plonge pas de racines profondes dans le passé de sa cité, passé qui se perd au fur et à mesure de la disparition des Anciens. [...]"

Texte tiré du livre "ETAIN de ses origines à nos jours"
publié en 1997 par l'association Etain d'Hier à Aujourd'hui

 

Actuellement 3767 habitants résident sur la commune d'Etain, dont de nombreuses familles de militaires travaillant sur la Base d'Etain-Rouvres, le 3° Régiment d'Hélicoptères de Combat.

Comme à Verdun, il fut construit après-guerre des quartiers d'habitations pour les Américains. Ce sont les Cités des Clairs Chênes (381 pavillons pour 1600 habitants environ aujourd'hui) et les Cités Patton.

 

Recensement de la population

Les populations légales 2013 entrent en vigueur le 1er janvier 2016.

Elles se substituent aux populations légales 2012.

Les populations légales sont actualisées chaque année. Les enquêtes de recensement étant réparties sur cinq années, il est recommandé de calculer les évolutions sur des périodes d'au moins cinq ans.

 

Population légale 2013 de la Commune d'ETAIN

Population municipale Population comptée à part Population totale
3695 72 3767

 

Population légale 2012 de la Commune d'ETAIN

Population municipale Population comptée à part  Population totale
3768 75 3843

Comparatif avec population légale de 2007 entrée en viguer au 1er janvier 2010 :

Population municipale Population comptée à part Population totale
3746 58 3804

 

Population totale 2012 par sexe et âge regroupé
Source : INSEE RP2012 exploitation principle

  Hommes Femmes Ensemble
Moins de 3 ans 87 76 163
3 à 5 ans 66 82 148
6 à 10 ans 131 110 242
11 à 17 ans 193 188 380
18 à 24 ans  123 124 247
25 à 39 ans  304 344 648
40 à 54 ans 339 368 707
55 à 64 ans 208 214 422
65 à 79 ans  241 285 526
80 ans et plus 95 190 285
Ensemble 1787 1981 3768

 


Population totale 2007 par sexe et âge regroupé
Source : INSEE RP2007 exploitation principle

  Hommes Femmes Ensemble
Moins de 3 ans 84 73 158
3 à 5 ans 109 77 186
6 à 10 ans 148 152 299
11 à 17 ans 151 195 346
18 à 24 ans  138 115 253
25 à 39 ans  346 389 753
40 à 54 ans 322 322 644
55 à 64 ans 195 211 406
65 à 79 ans  208 267 475
80 ans et plus 73  153  226 
Ensemble 1792  1954  3746 

 

Pour obtenir des renseignements complémentaires :
- visitez le site de l'INSEE


Résultats du recensement 2004 :

Les résultats provisoires du recensement de la population en 2004 laissaient apparaître une baisse de 0.1% de la population stainoise qui s'établissait au 01.07.2005 à 3706 habitants, contre 3709 habitants suite au recensement de 1999.

On peut avancer une première explication par un nombre non négligeable de logements qui étaient vacants ou en cours de réhabilitation (ex: Logements SNI aux Clairs-Chênes) au moment de l´enquête.

Fin décembre 2008, l'INSEE nous a communiqué la population légale "2006" qui est de 3 732 habitants soit une hausse de 0.7% par rapport au résultat provisoire du 31.12.2004.

L'Histoire d'Etain

Des origines à nos jours

Dans la plaine de la Woëvre couverte de forêts et d’étangs, les Romains édifient une villa, appelée STAIN ou STAGNUM.

Dépendant de l’abbaye de Saint Euchaire de Trèves depuis 765, le fief d’ESTAIN est échangé aux Chanoines de la Madeleine de Verdun en 1221. Le comte Henri de Bar, prétendant avoir des droits sur la cité, reçoit la ville d’Etain et en fait une des sept prévôtés du Barrois non mouvant.

Dès le X° siècle, les invasions incessantes conduisent les habitants à édifier des fortifications ouvertes par quatre portes. Elles seront rasées à partir de 1635 sur ordre de Louis XIII.

A partir du XI° siècle, la commune d’Etain a sa vie propre et organisée. Le maire est élu pour une année, le lundi de Pentecôte. Le prévôt, officier du bailli, est chargé du bon ordre dans la prévôté d’Etain.

Le XVII° siècle est le plus néfaste pour la Lorraine et Etain. La région subit les incessants passages, pillages et massacres de plusieurs armées d’Europe. Les épidémies, la famine et les récoltes pillées accroissent le désastre. Etain ne compte plus qu’une quarantaine d’habitants en 1650.
En 1662, la ville devient le chef-lieu d’un grand bailliage (affaires judiciaires et administratives). Ses limites seront modifiées en 1751.
En 1677, la commune accueille Louis XIV.

En 1699, Etain reçoit le blason suivant : "de gueule à trois
pots d’argent, les deux en chef ayant les anses contournées
et un en pointe".

En 1760, l’Hôtel de Ville, trop petit pour contenir le siège municipal, le bailliage et sa justice, la recette des finances, la maîtrise des eaux et forêts et la police municipale, tombe en ruine. Malgré de vives oppositions, il est remplacé par un édifice de belle allure, terminé en 1787. Deux entrepreneurs et le Maire François VERDUN lui-même y trouvent la ruine.

En 1766, le duché de Lorraine et donc Etain deviennent officiellement français. Etain subit en 1792 l’invasion prussienne.

Le 16 août 1870, Napoléon III déjeune à l’Hôtel de la Sirène quelques heures avant l’arrivée des Prussiens. Ces derniers ne quitteront la ville que le 21 septembre 1873.
La même année, la gare de chemin de fer est mise en service.
Fondé grâce à la générosité de Pierre LATAYE, l’hospice LATAYE ouvre ses portes en 1894.
En 1912, Etain est désigné pour recevoir le 8è Bataillon de Chasseurs à Pied. Des casernes, après la gare, sont alors construites.

 

La Première Guerre Mondiale

Le 24 août 1914, la ville est bombardée par les Allemands. Une accalmie permet aux habitants de quitter précipitamment la commune en feu.
Le lendemain, la Bataille d’Etain-Buzy fait échouer une attaque brusquée sur Verdun. Mais le 26, le repli de l’armée française permet aux Allemands de faire leur entrée dans Etain. Ils n’en sortiront que le 11 novembre 1918.
Le 17 septembre 1914, les Allemands fusillent dix-neuf Stainois sur le haut de la Route de Longwy. On ne retrouvera leurs corps qu’en 1920.

Vous pouvez voir ci-dessous quelques photos, tirées du livre "ETAIN, de ses origines à nos jours" écrit en 1997 par l'association EHA (Etain d'hier à aujourd'hui), illustrant sans peine les ravages de la grande guerre sur la commune.

 

 

La reconstruction

A la fin de 1918, la population constate le désastre : une trentaine d’habitations sur 600 sont restaurables. Grâce à l’adoption de l’île de la Martinique et des dons du canton de Morteau, la population se remet courageusement à l’ouvrage, logée durant plusieurs années dans des baraques en bois sur le Champ de Foire.
Joseph Hornecker reconstruit les abattoirs, l’Hôtel de Ville et le groupe scolaire. La Maison de retraite ouvre ses portes le 20 juillet 1927.


La Seconde Guerre Mondiale

En 1939, des escadrilles de chasse de la Royal Air Force s’installent sur le terrain d’aviation d’Etain-Rouvres, créé en 1936. Le 10 mai 1940, la Base est bombardée dès 4 heures. Les Allemands entrent dans Etain le 15 juin 1940 pour une nouvelle occupation de quatre ans, durant laquelle des Résistants périront. Le 1er septembre 1944, Etain est libérée par les troupes du Général PATTON.


De l'après-guerre à nos jours

En 1953, l’O.T.A.N. décide l'agrandissement de la base aérienne d’Etain-Rouvres. En 1954, le premier Wing américain la rejoint. Afin de loger les troupes, 52 logements sont construits entre les routes de Longwy et de Rouvres (cités Patton - 1955) et 382 autres entre le Bois de Tilly et Foameix (les Clairs Chênes - 1958 à 1960 - 45ha 68a).

En 1967, le 94° R.I. s’installe sur la base. Il quitte Etain en 1980. Depuis, le 3° Régiment d’Hélicoptères de Combat reste le seul locataire.

Le 18 novembre 1989, un jumelage est scellé entre les villes d’Etain et de Düppenweiler (Sarre).

Les faits marquants depuis 1900
01/12/1901 L'école primaire de garçons est réouverte après l'incendie de 1898
1905 Etain est relié au réseau téléphonique départemental
1906 Adrien Paul fait don de la source d'Orne à la Ville
10/12/1907 "Le bénitier, le tableau de Quellinus et celui des 12 scènes de la passion sont classés Monuments Historiques"
11/10/1908 Le Conseil Municipal limite à 12 km/h la traversée d'Etain pour les automobiles
25/08/1909 Réception des travaux de reconstruction du pont de l'Orne
15/04/1913 L'électricité entre chez les Stainois
05/10/1913 Arrivée du 8ème BCP
24/08/1914 Bombardement d'Etain par les Allemands
09/01/1918 La Martinique adopte Etain
15/06/1919 Première réunion d'après-guerre du Conseil Municipal dans un baraquement à Etain
08/01/1920 Le canton de Morteau adopte Etain
26/01/1921 La Ville reçoit la Croix de guerre
17/01/1924 Création de l'œuvre des Berceaux
01/10/1924 Les travaux de reconstruction de l'Hôtel de Ville sont presque terminés. Rentrée des classes dans l'une des salles
02/10/1925 Rentrée des classes dans l'école des garçons
12/09/1926 Inauguration du Monument aux Morts
01/051927 Ouverture du nouvel Hôtel des Postes
20/07/1927 Ouverture de la maison de retraite Lataye
21/10/1928 Inauguration de la Synagogue
21/12/1929 La fête municipale est fixée au premier dimanche de juin
21/01/1931 Lors de l'exposition coloniale, la Commune offre deux tableaux de Bournac assemblés par un encadrement en fer forgé de Serva à la Martinique
11/06/1933 Bénédiction et remise au culte de l'Eglise
10/05/1940 Bombardement de l'aérodrome d'Etain-Rouvres par les Allemands
14/06/1940 Entrée des Allemands dans Etain
01/09/1944 Libération d'Etain par les Américains
25/01/1945 Décès à Dachau de J-Baptiste Rouillon, maire d'Etain, arrêté le 12.07.1944
13/07/1950 Passage du Tour de France
03/04/1952 Premières sonneries des nouvelles cloches dans le clocher reconstruit
09/09/1953 Expropriation des terrains pour la construction de la base américaine d'Etain-Rouvres
04/02/1955 Achat du Parc Paul Thièry et de ses bâtiments
01/06/1955 Vente de terrains pour la création des cités Patton
13/02/1958 Permis de construire des 382 pavillons des futurs Clairs-Chênes
01/07/1963 Création du lotissement des Cens
16/06/1964 Transfert de la Gendarmerie au Parc Paul Thièry
01/09/1967 Ouverture du nouveau collège d'enseignement général
14/11/1968 Aménagement du marché couvert en Centre de Secours
02/07/1969 Passage du Tour de France
05/10/1970 Inauguration du Centre Social
01/01/1971 Rattachement à Etain de la partie des Clairs-Chênes située sur le territoire de Foameix
30/03/1971 Création de la Zone industrielle à la place des anciennes casernes
10/11/1974 Inauguration de la salle des fêtes
01/01/1977 Fermeture de la maternité
14/06/1979 Création du lotissement de la Vignette
16/12/1986 Arrivée du gaz de ville à Etain
01/11/1987 Fermeture définitive des abattoirs
18/11/1989 Jumelage d'Etain avec Düppenweiler en Sarre
01/12/1989 Création d'un Conseil Municipal des jeunes
25/11/1996 Ouverture de la nouvelle école maternelle Le Petit Prince
06/06/1997 Création d'une maison de jeunes et du 3ème âge
01/09/2001 "Inauguration de la nouvelle caserne de pompiers, rue De Gaulle"
10/2001 Le Conseil Municipal sollicite le classement de l'Hôtel de Ville au titre de l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques (validé en novembre 2002)
01/07/2003 Création du lotissement du Moulin
30/08/2003 Inauguration de la Salle Brasse et Focosi
24/09/2006 Inauguration des aménagements et parcours dans le Bois de Tilly
24/01/2008 Inauguration de la place de l'Hôtel de Ville totalement réhabilitée
01/02/2008 Ouverture du nouveau collège Louise Michel
05/01/2009 Ouverture du barreau Sud de la déviation d'Etain
12/09/2009 Inauguration de l'Espace Sportif Christian Miconi et ouverture de la salle de Judo René Schwartz et de la salle Handisport
01/06/2009 Ouverture du Centre Culturel et Touristique et du Musée du Jouet Petitcollin (septembre 2009)
01/07/2010 Création du lotissement de Riévillers
22/02/2016 Jumelage entre les communes d'ETAIN et du VAUCLIN scellant l'amitié entre ETAIN et sa marraine La Martinique

 

L'Hôtel de Ville

En 1760, l'Hôtel de Ville était un vieil édifice situé en avant de la Grande Place, trop petit pour contenir le siège municipal, le baillage et sa justice, la recette des finances, la maîtrise des eaux et forêts et la police municipale. Il tombe en ruine.

François VERDUN, Maire d'Etain, décide de faire construire un nouveau bâtiment, à l'arrière de la Grande Place. Le projet prend forme en 1780. La construction sera achevée sept ans plus tard.

Endommagé le 24 août 1914 par le premier bombardement d'Etain, l'Hôtel de Ville sera détruit à la fin de la Première Guerre Mondiale.

L'architecte Joseph HORNECKER, introduit dans la place depuis plusieurs années par son mariage avec une Stainoise, apparaît comme l'homme de la situation pour assurer la reconstruction de la Ville.
Né à Strasbourg en 1873, Joseph HORNECKER est un ancien élève de l'Ecole Nationale des Beaux Arts de Paris. Cet architecte de renom, largement inspiré de l'Art Nouveau, est chargé de la reconstruction du Grand Théâtre qui borde la Place Stanislas, de plusieurs maisons de maître tant à Nancy qu'à Etain, du siège social de la Société Nancéienne de Crédit Industriel et de ses succursales lorraines,…

Il est chargé de reconstruire l'Hôtel de Ville d'Etain sur le même emplacement en respectant l'ordonnance originelle du bâtiment, et plus particulièrement sa façade principale, dans le style du 18° siècle.

A l'intérieur, l'architecte déploie une distribution fidèle à la tradition typologique instaurée sous le Second Empire avec, au rez-de-chaussée, un vaste hall transversalement sur cinq des onze travées de la façade principale. Sur celle-ci, à l'extérieur, l'architecte recompose les lucarnes, accuse le profil des corniches, investit le fronton laissé vacant, et signe son œuvre dans l'axe du vaste hall avec l'œil de bœuf elliptique qui éclaire l'escalier d'honneur.

Commencée en 1922 par la dépose des pierres, la reconstruction de l'édifice sera achevée en 1926.

Aujourd'hui, ce bâtiment fait la fierté de la Ville d'Etain, notamment grâce à cette façade sobre et élégante, mais aussi à son magnifique Salon d'Honneur situé au premier étage. Il reçoit de nombreux touristes dans le cadre de visites organisées par l'Office de Tourisme Stainois.

La Municipalité a sollicité le classement de l'Hôtel de Ville fin 2001, ce qui fut validé en Novembre 2002 par la Direction Régionale des Affaires Culturelles ; le bâtiment est désormais inscrit à "l'inventaire supplémentaire des monuments historiques".

 

 

 

L'Eglise Saint Martin, classée Monument Historique

Dès le VIII° siècle, un sanctuaire aurait été édifié à Etain. Il n'en existe aucun vestige. Aux XI° et XII° siècles, un édifice plus important, dont il nous reste des éléments, est construit. Les siècles suivants sont particulièrement féconds pour agrandir et embellir l'église.

L'église d'Etain, placée sous le vocable de Saint Martin, est une oeuvre des plus remarquables de la contrée. Construite en pierres de taille, orientée de l'est à l'ouest, elle mesure 56m de longueur sur 28m de largeur.

Malheureusement à l'image d'Etain, l'église est presque totalement dévastée lors de la Première Guerre Mondiale (voir photo en haut de page). Il ne restait que le squelette du choeur et le mur nord de la nef.

Classée comme Monument historique, c'est l'Administration des Beaux Arts qui en assure la reconstruction. Celle-ci nécessite 33 ans de travaux, plusieurs fois interrompus, de 1919 à 1952. L'église Saint Martin est rendue au culte le 11 juin 1933.

Extrait du guide réalisé et écrit par Thierry MINARIE de l'association EHA.

Dates :

- La Nef date du 13°siècle et les bas-côtés sont remaniés au 15°siècle;
- Les chapelles latérales datent du 14°/15°siècle;
- Le choeur date du 15°siècle, il est très orné (dû au cardinal Huin);
- Le clocher-tour date de 1771;
- Les vitraux sont modernes (1932-1935);
- La pietà a été réalisée en 1528 par Ligier Richier;
- Le bénitier en forme de cloche renversée date du 15°siècle;
- Crucifixion par Nicolas Untersteller (dans la nef centrale), panneau peint des scènes de la Passion (17°siècle).


La Pietà, attribuée à Ligier Richier

L'attribution à Ligier Richier de la Pietà de l'Eglise Saint Martin n'a jamais été discutée mais sa datation soulève un problème. En effet, le socle avec la date de 1528 est moderne, mais l'oeuvre était autrefois érigée dans une ancienne chapelle du cimetière, au dessus de la sépulture de la défunte Gilberte Marque, avec une épitaphe précisant qu'elle était décédée le 6 mars 1525 et que son époux, Jacquemin Quiolt, avait fait élever ce monument, cette "image", en 1528.

A l'intitiative du Conseil Général de la Meuse, un circuit touristique fut créé, "la route Ligier Richier", passant par Etain (la Pietà) mais aussi par Bar le Duc (le Squelette et le Crucifié), Clermont en Argonne (la Sainte Femme au Bonnet), Génicourt sur Meuse (la Vierge), Hattonchâtel (le Retable de la Passion), et Saint Mihiel (la Mise au tombeau).

 

La Synagogue

En 1806, Etain abritait la plus importante communauté juive (14 familles) d'un département où le judaïsme a toujours été peu répandu.
Un courant d'émigration consécutif à la guerre de 1870 amena dans ce bourg rural de nombreuses familles d'Alsace-Lorraine, de telle sorte qu'avant 1914, les Juifs représentaient près de 3% de la population d'Etain.
A l'issue de la guerre, la ville était à reconstruire ; en 1926, l'architecte STERN de Verdun, entama l'édification d'une synagogue qui remplacerait celle de 1877 ayant été détruite également. Le style est apparenté, pour l'extérieur, à celui des églises de la Reconstruction influencées par le néo roman; l'intérieur est un mélange entre antiquité moyen-orientale et style Art-déco; le décor reste discret alors que la façade identifie clairement la fonction de ce bâtiment. L'inauguration eut lieu le 21 octobre 1928.

De proportions modestes, le nouveau lieu de culte avait été élevé pour une population que la guerre avait largement dispersé. La seconde guerre mondiale a évidemment précipité ce déclin.
Ainsi, la plus récente des synagogues meusiennes est en même temps le lieu de culte de la plus ancienne communauté juive du département et se distingue, par son style, des autres synagogues lorraines.

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